1. Remplacement
Indiquer quelles sont les alternatives non animales disponibles dans ce domaine et pourquoi elles ne peuvent pas être utilisées aux fins du projet.
Lorsque cela sera possible, les composés de nos clients seront préalablement testés sur culture cellulaire ou organes isolés permettant ainsi de mieux définir les doses à administrer par exemple. Cependant, l’utilisation des animaux ne pourra pas être éviter. En effet, les modifications physiopathologiques liées à la péritonite et à la septicémie sont très complexes et nécessitent la mobilisation de nombreux effecteurs cellulaires et moléculaires ainsi que la rupture dans la coordination de leur intervention au niveau systémique. Par ailleurs, la péritonite est une maladie évolutive qui, une fois déclenchée, s’aggrave progressivement et peut aboutir à une septicémie ou à une rémission avec mise en place d’un processus de résolution de l’inflammation. De plus, l’analyse de l’efficacité d’un candidat médicament nécessite de prendre en compte le caractère systémique afin d’appréhender son action sur les différentes complications dont la contribution dans la pathologie peut influencer positivement ou négativement l’impact thérapeutique. Nous devons être en mesure de prévoir l’apparition d’effets secondaires dans l’éventualité de l’utilisation future des candidats médicaments en clinique. Les procédures expérimentales présentées à l’appui de ce projet ne peuvent donc pas être remplacées par d’autres méthodes n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants et susceptibles d’apporter le même niveau d’information.
2. Réduction
Expliquer comment le nombre d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé. Décrire les mesures prises pour réduire le nombre d’animaux à utiliser et les principes appliqués pour concevoir les études. S’il y a lieu, décrire les pratiques qui seront appliquées tout au long du projet pour limiter le plus possible le nombre d’animaux utilisés sans perdre de vue les objectifs scientifiques. Ces pratiques peuvent notamment consister en études pilotes, modélisation informatique, partage et réutilisation des tissus.
Au sein de cette étude, nous avons réduit le nombre d'animaux utilisés au maximum pour une étude statistique soit 10 animaux par groupes au début de l'étude. Nous souhaitons atteindre au moins 80% de survie chez les animaux au cours du protocole, les analyses statistiques réalisées doivent donc comprendre un nombre d'animaux d'au moins 8 à la fin de l'étude. La comparaison des groupes entre eux sera faite à l'aide de test statistiques. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés et, lorsque cela est possible, l’impact in-vitro ou ex-vivo des candidats médicaments sera initialement évalué en culture cellulaire ou sur organes isolés. Le nombre d’animaux nécessaires pour répondre aux différentes problématiques scientifiques exposées dans ce projet a été déterminé en se basant sur des travaux préliminaires ainsi que sur l’expertise de notre société sur l’utilisation de ces modèles animaux. Les doses à tester seront au préalable, systématiquement évaluées après documentation dans la littérature ou par retour d’expérience du client. Par ailleurs, compte tenu de la variabilité des paramètres observés au sein d’un groupe homogène, une analyse sur des groupes de 8 animaux sera nécessaire.
3. Raffinement
Donner des exemples des mesures spécifiques qui seront prises (par exemple, surveillance accrue, soins postopératoires, gestion de la douleur, entraînement des animaux) pour réduire au minimum les effets sur le bien-être des animaux (les nuisances causées). Décrire les mécanismes permettant d’intégrer de nouvelles techniques de raffinement pendant la durée de vie du projet.
Les procédures seront réalisées dans le respect du bien-être animal, en limitant douleur, souffrance et stress, selon des points limites définis. Les souris seront hébergées conformément à la réglementation, avec enrichissement (igloo, ouate). Après induction de la pathologie (péritonite ou septicémie), un suivi régulier sera mis en place : toutes les 2h pendant 8h post-induction, puis 2 fois/jour pendant 2 jours, puis quotidiennement jusqu’à la fin de la procédure. Température corporelle et poids seront mesurés chaque jour durant les 3 premiers jours, puis hebdomadairement. L’état de santé général sera évalué quotidiennement selon un score comportemental et physique. Un score de 4 pour un seul critère entraînera l’arrêt immédiat de l’expérimentation. L’administration d’anti-inflammatoires ou d’analgésiques n’est pas possible, ces traitements interférant avec les voies inflammatoires cibles de l’étude, le comportement, l’état physique et la molécule testée. Les animaux seront néanmoins surveillés de manière rapprochée, et les expérimentateurs utiliseront une grille de score pour identifier les points limites et décider, si nécessaire, de la mise à mort. Les manipulations répétées (prélèvements, administrations) pouvant générer du stress, des enrichissements seront ajoutés dans chaque cage (igloo, ouate, buchettes si besoin). Les aiguilles et sondes seront adaptées au poids et à la voie d’administration. Un antalgique sera injecté avant l’anesthésie. Pendant la chirurgie, un gel ophtalmique sera appliqué pour éviter le dessèchement oculaire. La température corporelle sera maintenue via un tapis chauffant. Le niveau d’anesthésie sera vérifié (absence de réflexe au pincement). Après l’intervention, 1 mL de sérum physiologique chauffé à 37 °C sera injecté pour réhydrater l’animal. Il sera ensuite placé 30 min sur un tapis chauffant sous lampe UV, puis transféré en cage.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents
L’utilisation de souris dans la modélisation de pathologies présentes chez l’Homme a longuement été décrite et justifiée de par leur proximité avec l’Homme. Par ailleurs, la souris est largement décrite comme une espèce de choix dans les modèles de développement de maladies inflammatoires et infectieuses du péritoine telles que la péritonite et la septicémie compte tenu des outils cellulaires et moléculaires existants. Il s’agit en effet d’un modèle bien établi et bien documenté dans la littérature pour l’analyse de l’inflammation. Par ailleurs, ce projet basé sur l'étude de l'inflammation nécessite l'utilisation d'animaux dont le système immunitaire est mature, c'est à dire âgés de 7 et 20 semaines.